Le glossaire de la physiothérapie — 86 termes expliqués
Pathologies, techniques, anatomie, évaluation, post-op, LAMal. Toutes les définitions sont rédigées en français clair, sans jargon inutile, et sourcées (OFSP, physioswiss, HUG, Manuel MSD, Cochrane, IASP, SASIS, Croix-Rouge suisse).
- Manuel MSD (édition grand public) — encyclopédie médicale de référence.
- OFSP — Office fédéral de la santé publique (Suisse).
- physioswiss — Association suisse de physiothérapie.
- HUG — Hôpitaux universitaires de Genève, publications publiques.
- Cochrane — revues systématiques évaluant les preuves d’efficacité.
- IASP — International Association for the Study of Pain.
- SASIS — Registre des codes créancier (RCC).
- Croix-Rouge suisse — reconnaissance des diplômes étrangers.
Pathologies · 25
Affections courantes prises en charge en physiothérapie musculo-squelettique.
Épicondylite
Aussi appelé : tennis elbow, épicondylalgie latérale
Tendinopathie des muscles épicondyliens (face externe du coude). Liée aux mouvements répétés de préhension et d’extension du poignet. Touche très souvent des non-joueurs de tennis (travailleurs manuels, informaticiens). Traitement : physiothérapie excentrique, adaptation ergonomique, orthèse. Guérison typique en 6-12 mois.
Épitrochléite
Aussi appelé : golfer’s elbow, épicondylalgie médiale
Équivalent de l’épicondylite mais sur la face interne du coude, touchant les muscles fléchisseurs du poignet. Moins fréquente que l’épicondylite latérale. Même logique de prise en charge : exercices excentriques progressifs, rééducation gestuelle.
Bursite
Aussi appelé : hygroma, inflammation de la bourse
Inflammation d’une bourse séreuse (petit sac liquidien qui facilite le glissement des tendons ou des muscles sur l’os). Localisations fréquentes : épaule (sous-acromiale), hanche (trochantérienne), genou, coude. Cause : surcharge, traumatisme ou infection. Prise en charge : repos relatif, glace, physiothérapie ; infiltration si besoin.
Canal lombaire étroit
Aussi appelé : sténose lombaire, canal rétréci
Rétrécissement du canal vertébral lombaire, typiquement lié à l’arthrose. Symptôme clé : claudication neurogène (douleur à la marche soulagée en position penchée en avant). La physiothérapie (posture, renforcement) est la première ligne ; la chirurgie reste une option si échec.
Capsulite rétractile
Aussi appelé : épaule gelée, frozen shoulder
Raideur douloureuse de l’épaule par rétraction de la capsule articulaire. Évolution en 3 phases : douloureuse, raide, récupération, sur 12-24 mois. Plus fréquente chez les 40-60 ans, diabétiques. Physiothérapie douce progressive, pas de mobilisation forcée en phase aiguë. Infiltration parfois utile.
Cervicalgie
Aussi appelé : douleur cervicale, torticolis, nuque raide
Douleur de la région cervicale (nuque), avec ou sans irradiation dans les épaules ou les bras. Souvent liée aux postures prolongées (télétravail, conduite), au stress ou à une arthrose cervicale. Les red flags (fièvre, déficit neurologique, traumatisme récent) imposent un avis médical immédiat.
Conflit sous-acromial
Aussi appelé : impingement, syndrome sous-acromial
Compression des tendons de la coiffe des rotateurs entre la tête humérale et l’acromion lors de l’élévation du bras. Douleur typique entre 60 et 120° d’abduction. Traitement de première ligne : physiothérapie (correction posturale, renforcement coiffe et stabilisateurs de l’omoplate).
Coxarthrose
Aussi appelé : arthrose de hanche
Usure du cartilage de l’articulation de la hanche. Douleur typiquement dans l’aine, parfois projetée au genou. Raideur matinale, limitation d’amplitude (rotation interne d’abord). La physiothérapie améliore la fonction mais ne ralentit pas la progression ; PTH indiquée aux stades avancés.
Cruralgie
Aussi appelé : névralgie crurale, radiculalgie L3-L4
Équivalent de la sciatique mais touchant le nerf crural (racines L3-L4). La douleur descend sur la face antérieure de la cuisse jusqu’au genou, parfois la face interne de la jambe. Moins fréquente que la sciatique. Même principe de prise en charge : mobilisation progressive, thérapie manuelle, exercices de décompression.
Déchirure de la coiffe des rotateurs
Aussi appelé : rupture de coiffe, lésion transfixiante
Rupture partielle ou complète d’un ou plusieurs tendons de la coiffe des rotateurs (supra-épineux le plus souvent). Peut être traumatique ou dégénérative. Pas toutes les déchirures nécessitent chirurgie : nombreuses réponses favorables au traitement conservateur (physiothérapie + antalgiques). Chirurgie selon âge, taille de rupture et demande fonctionnelle.
Entorse de cheville
Aussi appelé : foulure de cheville, entorse latérale
Étirement ou rupture partielle/complète d’un ligament de la cheville (le plus souvent le ligament talo-fibulaire antérieur). Trois grades selon gravité. Rééducation proprioceptive essentielle pour éviter récidives et instabilité chronique. Protocole POLICE remplace le RICE classique.
Fasciite plantaire
Aussi appelé : aponévrosite plantaire, douleur plantaire chronique
Inflammation de l’aponévrose plantaire, typiquement au niveau de son insertion calcanéenne. Douleur aux premiers pas du matin, s’améliorant puis réapparaissant à l’effort. Traitement : étirements mollet et fascia, semelles amortissantes, ondes de choc, perte de poids. Guérison souvent longue (6-18 mois).
Gonarthrose
Aussi appelé : arthrose du genou
Usure du cartilage articulaire du genou, entraînant douleur, raideur matinale et limitation fonctionnelle progressive. Facteurs de risque : âge, surpoids, traumatismes anciens, activités répétitives à fort impact. La physiothérapie (renforcement, aquagym) et la perte de poids sont les premières lignes ; prothèse aux stades évolués.
Hernie discale
Aussi appelé : saillie discale, protrusion discale
Saillie du noyau gelatineux d’un disque intervertébral à travers l’anneau fibreux, pouvant comprimer une racine nerveuse. La présence d’une hernie à l’IRM n’est pas synonyme de douleur : elle est fréquente chez des sujets asymptomatiques. La chirurgie est réservée aux formes déficitaires ou hyperalgiques résistantes.
Lombalgie
Aussi appelé : mal de dos, lumbago, dorsalgie basse
Douleur localisée dans la région lombaire (bas du dos), pouvant irradier vers les fesses ou les cuisses. On distingue la lombalgie aiguë (moins de 6 semaines), subaiguë (6 à 12 semaines) et chronique (plus de 12 semaines). Cause la plus fréquente : tensions musculaires et raideurs articulaires. La majorité des épisodes se résolvent sans imagerie ni chirurgie.
Maladie d’Osgood-Schlatter
Aussi appelé : apophysite tibiale antérieure
Inflammation de l’insertion du tendon rotulien sur la tubérosité tibiale antérieure, chez l’adolescent sportif en pleine croissance (10-15 ans). Douleur à la palpation de la boursoufflure sous le genou, aggravée par le sport. Guérison spontanée à la fin de la croissance ; adaptation du sport dans l’intervalle.
Névralgie d’Arnold
Aussi appelé : névralgie occipitale
Douleur du territoire du nerf grand occipital (nerf d’Arnold) : nuque, arrière du crâne, parfois orbite. Souvent confondue avec migraine. Traitement : physiothérapie cervicale haute, relaxation musculaire, infiltration du nerf si persistance.
Pubalgie
Aussi appelé : douleur pubienne du sportif, osteitis pubis
Douleur du pubis touchant principalement les sportifs (footballeurs, joueurs de hockey). Trois formes : parieto-abdominale, tendineuse des adducteurs, ostéo-articulaire. Traitement long (3-6 mois) combinant repos sportif adapté, renforcement gainage profond, rééquilibrage des chaînes.
Sciatique
Aussi appelé : névralgie sciatique, radiculalgie L5-S1
Douleur qui irradie le long du trajet du nerf sciatique : fesse, face postérieure de la cuisse, mollet, pied. Cause habituelle : compression d’une racine nerveuse lombaire (L4, L5 ou S1), typiquement par hernie discale ou arthrose. La plupart des sciatiques non déficitaires récupèrent sans chirurgie en 6-12 semaines.
Syndrome de l’essuie-glace
Aussi appelé : TFL, syndrome de la bandelette ilio-tibiale, ITBS
Douleur de la face externe du genou liée au frottement de la bandelette ilio-tibiale sur le condyle fémoral externe lors de la flexion répétée. Typique chez les coureurs de longue distance. Traitement : réduction volume d’entraînement, étirements TFL, renforcement moyens fessiers, correction biomécanique.
Syndrome du canal carpien
Aussi appelé : SCC, compression du médian au poignet
Compression du nerf médian dans le canal carpien au poignet. Symptômes : fourmillements nocturnes des trois premiers doigts, perte de force de préhension, réveils nocturnes. Diagnostic par EMG. Traitement : attelle de nuit, physiothérapie (mobilisation neurale), infiltration, chirurgie de décompression si échec.
Syndrome fémoro-patellaire
Aussi appelé : SDRP, genou du coureur, patello-fémoral
Douleur antérieure du genou liée à un désalignement de la rotule dans la trochlée fémorale. Typique chez les coureurs, cyclistes, jeunes femmes. Aggravé par descente d’escaliers, position assise prolongée. Physiothérapie : renforcement du quadriceps (vastus medialis), stabilisateurs de hanche, correction des appuis.
Tendinite
Aussi appelé : tendinopathie, tendinose
Terme ancien désignant une inflammation d’un tendon. La terminologie moderne préfère « tendinopathie », car l’inflammation véritable est souvent absente : il s’agit plus souvent d’une dégénérescence du tendon par surcharge. Traitement de référence : exercices excentriques progressifs, décharge relative.
Tendinopathie calcifiante
Aussi appelé : calcifications tendineuses
Dépôts de cristaux de calcium dans un tendon, le plus souvent dans la coiffe des rotateurs de l’épaule. Peut être asymptomatique ou très douloureuse lors de la phase de résorption. Traitements : physiothérapie, ondes de choc, ponction-aspiration sous échographie.
Tendinopathie d’Achille
Aussi appelé : tendinite du talon, tendinose achilléenne
Atteinte dégénérative ou inflammatoire du tendon d’Achille, typiquement chez les coureurs. Deux formes : corporeale (milieu du tendon) et d’insertion (sur le calcaneum). Traitement de référence : exercices excentriques d’Alfredson, adaptation de charge, semelles si besoin.
Techniques & méthodes · 22
Approches et outils utilisés par les physiothérapeutes.
Électrothérapie
Aussi appelé : stimulation électrique thérapeutique
Utilisation de courants électriques à visée antalgique, musculaire ou trophique. Englobe TENS, courants excito-moteurs, iontophorèse, ionisation. Effet surtout symptomatique ; se combine à l’exercice actif pour un résultat durable.
Chaînes musculaires (GDS)
Aussi appelé : méthode Godelieve Denys-Struyf
Approche belge qui analyse le corps en six chaînes musculaires liées à des comportements psycho-corporels. Évaluation fine des tensions prédominantes, traitement par massages ciblés, postures et exercices de réharmonisation.
Concept Mulligan
Aussi appelé : Mobilisations With Movement, MWM
Approche développée par Brian Mulligan (Nouvelle-Zélande) combinant mobilisation articulaire passive et mouvement actif par le patient. Objectif : restaurer un mouvement indolore immédiat. Largement utilisée pour les restrictions articulaires cervicales et périphériques.
Crochetage
Aussi appelé : fibrolyse diacutanée, méthode Ekman
Technique instrumentale utilisant un crochet métallique pour libérer les adhérences entre les plans de tissu (fascia, aponevroses, cicatrices). Indications : tendinopathies chroniques, cicatrices adhérentes. Niveau de preuve variable selon indications.
Cryothérapie
Aussi appelé : thérapie par le froid
Application de froid (glace, spray, cryosauna) pour effet antalgique, anti-œdémateux et vasoconstricteur local. Indication classique : traumatisme aigu (48-72 premières heures). L’intérêt du froid en phase subaiguë est aujourd’hui remis en question (retarderait la réparation).
Drainage lymphatique manuel
Aussi appelé : DLM, méthode Vodder
Technique de massage doux codifiée par Emil Vodder (Danemark, 1936) visant à stimuler la circulation lymphatique. Indications médicales : lymphœdèmes post-cancer, post-opératoires, insuffisance veineuse. Ne remplace jamais le bandage compressif dans le lymphœdème chronique.
Dry needling
Aussi appelé : aiguille sèche, puncture myofasciale
Technique consistant à introduire une aiguille fine dans un point trigger myofascial pour déclencher une réponse de secousse locale et relaxer le muscle. Pratiquée par physiothérapeutes formés spécifiquement. À distinguer de l’acupuncture (tradition chinoise).
Exercices excentriques
Aussi appelé : protocole Alfredson, excentriques progressifs
Exercices dans lesquels le muscle s’allonge sous tension (ex : abaissement lent du talon sur une marche pour tendon d’Achille). Référence pour les tendinopathies chroniques d’Achille, patellaire, épicondyliens. Protocole Alfredson : 3×15 répétitions, 2x/jour, 12 semaines.
K-taping
Aussi appelé : kinésiotaping, bandes adhésives élastiques
Application de bandes élastiques colorées selon des schémas spécifiques, avec visée proprioceptive, antalgique et de soutien musculaire. Popularisé en 2008 (JO Pékin). Preuves d’efficacité modestes mais effet placebo légitime dans certaines indications.
Mobilisation neurale
Aussi appelé : neurodynamique, tension neurale
Technique visant à restaurer la mobilité et l’élasticité des structures nerveuses (nerf sciatique, médian, radial). Utilise des mouvements combinés du tronc et des membres (sliders, tensioners). Indications : sciatique, canal carpien, radiculopathies.
Mobilisations Maitland
Aussi appelé : concept Maitland
Concept de thérapie manuelle créé par Geoff Maitland (Australie). Mobilisations articulaires graduées de I à IV selon l’amplitude et l’intensité, réévaluées en continu. L’un des courants majeurs de TMO dans le monde anglophone et nordique.
Méthode Feldenkrais
Aussi appelé : prise de conscience par le mouvement, PCM
Approche somatique développée par Moshe Feldenkrais, fondée sur l’exploration lente et consciente du mouvement pour améliorer coordination et réduire les tensions. Deux formats : leçons de groupe (PCM) et séances individuelles (intégration fonctionnelle).
Méthode McKenzie
Aussi appelé : MDT, Mechanical Diagnosis and Therapy
Méthode d’évaluation et de traitement des douleurs rachidiennes développée par Robin McKenzie (Nouvelle-Zélande). Repose sur la centralisation de la douleur : on cherche la direction de mouvement qui rapproche la douleur du centre du corps. Très utilisée pour la lombalgie et la sciatique.
Méthode Mézières
Aussi appelé : rééducation posturale globale, RPG
Méthode française de rééducation posturale développée par Françoise Mézières (1947), basée sur l’étirement global des chaînes musculaires postérieures. Utilise des postures tenues longtemps. Indications : scolioses, douleurs posturales, raideurs. Moins présente en Suisse qu’en France.
Méthode Pilates
Aussi appelé : Pilates contrôlogy
Méthode d’entraînement créée par Joseph Pilates (début XXe siècle) axant le travail sur la stabilité du tronc (core), le contrôle moteur et la respiration. Utilisée en rééducation (lombalgies chroniques, post-partum, seniors). Peut être pratiquée au sol ou sur appareils (Reformer, Cadillac).
Ondes de choc
Aussi appelé : ESWT, thérapie par ondes de choc
Application d’ondes mécaniques à haute énergie sur un tendon ou une zone calcifiée. Indications validées : tendinopathie calcifiante d’épaule, fasciite plantaire, tennis elbow chronique, pseudarthrose. Séances hebdomadaires (3-6), souvent non remboursées par la LAMal de base.
Pressothérapie
Aussi appelé : bottes de pressothérapie
Massage mécanique par compression séquentielle appliqué via des manchons gonflables aux jambes ou aux bras. Indications : drainage lymphatique complémentaire, récupération sportive, insuffisance veineuse. Toujours prescrite en complément du DLM manuel dans le lymphœdème.
Rééducation proprioceptive
Aussi appelé : proprioception, travail sur plateau instable
Entraînement du système de perception de la position corporelle et du mouvement, via plateaux instables, mousses, surfaces molles, yeux fermés. Clé après entorse, luxation, chirurgie ligamentaire (LCA) ou chez les seniors pour prévenir les chutes.
TENS
Aussi appelé : neurostimulation électrique transcutanée
Stimulation électrique à basse tension via électrodes cutanées, à visée antalgique. Mécanisme : théorie du gate control. Utile en douleur chronique (lombalgie, arthrose). Appareil portable, utilisable à domicile après formation.
Thérapie manuelle orthopédique
Aussi appelé : TMO, OMT
Sppécialité physiothérapique utilisant des techniques manuelles (mobilisations articulaires, manipulations, techniques de tissus mous) pour traiter les dysfonctions musculosquelettiques. Nécessite un master spécialisé (niveau IFOMPT).
Ultrasons thérapeutiques
Aussi appelé : US thérapie, ultrasonothérapie
Application d’ondes ultrasonores (1 ou 3 MHz) pour produire des effets thermiques et mécaniques sur les tissus. Utilisée historiquement pour les tendinopathies, mais le niveau de preuve est aujourd’hui faible. Parfois utilisés pour la cicatrisation et les bursites.
Ventouses (cupping)
Aussi appelé : cupping therapy, bentukos
Application de ventouses (verre, plastique, silicone) pour créer une dépression sur la peau. Utilisées en complément pour mobiliser les fascias et relaxer les muscles. Preuves modestes ; effet principalement myofascial et antalgique à court terme.
Anatomie · 10
Structures anatomiques fréquemment citées en physio.
Aponévrose plantaire
Aussi appelé : fascia plantaire
Large bande fibreuse qui s’étend du calcaneum jusqu’à la base des orteils, soutenant l’arche plantaire. Son inflammation (fasciite plantaire) est la cause la plus fréquente de douleur du talon chez l’adulte.
Articulation sacro-iliaque
Aussi appelé : ASI, sacro-iliaque
Articulation entre le sacrum et l’os iliaque, de faible amplitude mais essentielle dans le transfert de charge entre tronc et membres inférieurs. Source possible de douleur lombaire basse ou fessière, fréquemment confondue avec sciatique.
Coiffe des rotateurs
Aussi appelé : rotator cuff
Groupe de quatre muscles et tendons qui entourent l’articulation gléno-humérale : supra-épineux, infra-épineux, petit rond, sous-scapulaire. Stabilise et mobilise l’épaule. Structure la plus fréquemment impliquée dans les douleurs d’épaule de l’adulte.
Diaphragme
Aussi appelé : muscle diaphragmatique
Principal muscle de la respiration, en forme de coupole, séparant le thorax de l’abdomen. Son dysfonctionnement (respiration thoracique haute) est impliqué dans l’anxiété, les tensions cervicales et les douleurs lombaires chroniques. Rééducation par respiration diaphragmatique.
Disque intervertébral
Aussi appelé : disque rachidien
Structure amortissante entre deux vertèbres, composée d’un noyau gélatineux (nucleus pulposus) entouré d’un anneau fibreux (annulus fibrosus). Se déshydrate avec l’âge (discopathie). Une hernie correspond à une fuite du noyau à travers l’anneau.
Fascia
Aussi appelé : tissu conjonctif, myofascia
Réseau continu de tissu conjonctif enveloppant tous les organes, muscles et vaisseaux. Le fascia peut devenir raide ou adhérent après traumatisme, chirurgie ou inactivité, produisant douleur et restriction. Traitements : tissus mous, crochetage, fascia-thérapie.
Ligament croisé antérieur
Aussi appelé : LCA, ACL
Ligament central du genou reliant le fémur au tibia, stabilisateur principal contre la translation tibiale antérieure. Sa rupture est typique des sports de pivot (foot, ski, basket). Réparation chirurgicale (ligamentoplastie) fréquente chez sportifs ; traitement conservateur possible selon demande fonctionnelle.
Ménisque
Aussi appelé : ménisque interne / externe
Structures fibrocartilagineuses en croissant interposées entre fémur et tibia, assurant la congruence articulaire et l’amortissement. Les lésions méniscales peuvent être traumatiques (entorse) ou dégénératives (après 40 ans). Traitement conservateur souvent suffisant ; méniscectomie réservée aux lésions instables ou bloquantes.
Muscle piriforme
Aussi appelé : pyramidal, piriformis
Muscle profond de la fesse, rotateur externe de la hanche. Le nerf sciatique passe au-dessus ou à travers chez certains sujets. Un spasme de ce muscle peut comprimer le nerf et produire un tableau de pseudo-sciatique (syndrome du piriforme).
Plancher pelvien
Aussi appelé : périnée, muscles pelviens
Ensemble de muscles et de fascias formant le fond du bassin, soutenant véssie, utérus et rectum. Son affaiblissement (grossesse, accouchement, âge) provoque incontinence et prolapsus. La rééducation périnéale est le traitement de référence.
Évaluation & tests · 14
Tests cliniques, échelles et concepts d’évaluation.
Évaluation fonctionnelle
Aussi appelé : bilan fonctionnel
Évaluation de la capacité du patient à réaliser les gestes de la vie quotidienne, professionnelle ou sportive. Utilise des tests standardisés (timed-up-and-go, 6 minutes de marche, Y-balance test) et des questionnaires (Oswestry, DASH, Lysholm). Permet de mesurer objectivement l’évolution.
Amplitude articulaire (ROM)
Aussi appelé : range of motion, mobilité articulaire
Plage de mouvement d’une articulation, mesurée en degrés sur plusieurs plans (flexion, extension, rotation…). Comparaison coté sain / coté atteint, ou avec valeurs normatives. Indicateur clé de récupération en post-op.
Douleur neuropathique
Aussi appelé : douleur nerveuse
Douleur causée par une lésion ou dysfonctionnement du système nerveux (ex : sciatique, névralgie post-zostérienne, neuropathie diabétique). Caractère électrique, brûlant, accompagnée de paresthésies. Questionnaire DN4 comme aide au diagnostic.
Douleur nociceptive
Aussi appelé : douleur tissulaire
Douleur liée à l’activation des récepteurs nociceptifs par une lésion tissulaire (entorse, fracture, arthrose…). Caractère mécanique (augmentée à l’effort, calmée au repos) ou inflammatoire (constante, nocturne). Principal type rencontré en physiothérapie musculo-squelettique.
EVA (échelle visuelle analogique)
Aussi appelé : VAS, Visual Analog Scale
Outil de mesure de l’intensité de la douleur : le patient place un curseur sur une règle de 0 (pas de douleur) à 10 (douleur maximale imaginable). Standard international, utilisé en consultation et en recherche. Une baisse de 2 points est considérée cliniquement significative.
Goniométrie
Aussi appelé : mesure d’amplitude articulaire
Mesure objective des amplitudes articulaires à l’aide d’un goniomètre (règle articulée). Exprimée en degrés. Fait partie du bilan initial et de réévaluation du physiothérapeute. Standard normé selon la méthode zéro neutre.
Kinésiophobie
Aussi appelé : peur du mouvement
Peur persistante et irrationnelle du mouvement due à la conviction qu’il aggravera la lésion. Mesurée par l’échelle Tampa (TSK-17). Facteur majeur de chronicisation des douleurs. La modifier par éducation thérapeutique est un objectif central en physio moderne.
Proprioception
Aussi appelé : sens de la position corporelle
Capacité du système nerveux à percevoir la position et le mouvement des différents segments corporels sans vision. Repose sur les récepteurs articulaires, musculaires et tendineux. Souvent déficitaire après entorse ou chirurgie ; rééduquée par exercices d’équilibre.
Red flags
Aussi appelé : drapeaux rouges, signes d’alarme
Signes cliniques qui imposent une réévaluation médicale urgente en présence d’une douleur rachidienne : fièvre, perte de poids, traumatisme récent, déficit neurologique, syndrome de la queue-de-cheval, antécédent de cancer, douleur nocturne incessante. Leur reconnaissance fait partie du bilan physio de base.
Signe de Froment
Aussi appelé : test du pouce
Test de la paralysie du nerf ulnaire : on demande au patient de pincer une feuille entre le pouce et l’index. Si l’adducteur du pouce est paralysé, le fléchisseur compense en pliant la phalange distale. Signe clé dans la compression du nerf ulnaire au coude.
Signe de Tinel
Aussi appelé : percussion nerveuse
Signe clinique positif lorsqu’une percussion légère sur le trajet d’un nerf périphérique reproduit des paresthésies dans son territoire. Utilisé notamment au poignet pour le syndrome du canal carpien (Tinel positif au-dessus du nerf médian).
Test de Lasègue
Aussi appelé : straight leg raise, SLR
Test clinique pour la suspicion de compression de la racine L5/S1 : patient allongé sur le dos, on soulève la jambe tendue. Le test est positif si la douleur réapparait entre 30 et 70 degrés, reproduisant la douleur sciatique du patient. Utile mais non spécifique.
Testing musculaire manuel
Aussi appelé : MMT, Manual Muscle Testing, cotation de 0 à 5
Évaluation manuelle de la force musculaire cotée de 0 (pas de contraction) à 5 (force normale contre résistance). Classification de Lovett, standard historique. Complémentée aujourd’hui par dynamométrie portable pour mesure plus précise.
Yellow flags
Aussi appelé : drapeaux jaunes, facteurs psycho-sociaux
Facteurs psychosociaux à risque de chronicisation de la douleur : catastrophisme, kinésiophobie, croyances négatives, contexte professionnel. Leur repérage précoce permet d’adapter la prise en charge (approche bio-psycho-sociale, éducation thérapeutique).
Post-op & chirurgie · 6
Interventions chirurgicales et protocoles de rééducation.
Acromioplastie
Aussi appelé : décompression sous-acromiale
Résection partielle de l’acromion sous arthroscopie pour libérer l’espace sous-acromial en cas de conflit persistant. Rééducation post-op rapide : écartement passif immédiat, actif à 3-6 semaines, renforcement à partir de 6 semaines.
Ligamentoplastie du LCA
Aussi appelé : reconstruction du LCA, plastie du croisé
Reconstruction chirurgicale du ligament croisé antérieur à partir d’une greffe tendineuse (tendon rotulien, ischio-jambiers). Rééducation longue (6-9 mois avant retour au sport pivot). Protocole standardisé par phases : cicatrisation, renforcement, reprogrammation neuromotrice, réathlétisation.
Méniscectomie
Aussi appelé : ablation de ménisque
Ablation chirurgicale partielle ou totale d’un ménisque lésé, le plus souvent sous arthroscopie. Récupération rapide (appui dès J0, reprise activité sportive à 6-8 semaines). Les approches conservatrices sont privilégiées aujourd’hui sur ménisque dégénératif.
Prothèse totale de genou (PTG)
Aussi appelé : PTG, TKR, total knee replacement
Remplacement des surfaces articulaires du genou (fémur, tibia, éventuellement rotule) par un implant. Indiquée en cas de gonarthrose sévère. Objectif de physiothérapie : flexion à 90 degrés à 6 semaines, 120 degrés à 3 mois. Récupération complète : 6 à 12 mois.
Prothèse totale de hanche (PTH)
Aussi appelé : PTH, THR, total hip replacement
Remplacement complet de l’articulation de la hanche (tête fémorale + cotyle) par un implant. Indiquée pour coxarthrose évoluée. Physiothérapie post-op essentielle : appui progressif dès J1, renforcement, rééducation à la marche, prévention des luxations les 3 premiers mois.
Réparation de la coiffe des rotateurs
Aussi appelé : suture de coiffe
Suture chirurgicale d’une rupture tendineuse de la coiffe des rotateurs, sous arthroscopie. Immobilisation 4-6 semaines en écharpe. Rééducation progressive : passif d’abord, actif aidé, puis actif contre résistance après 3 mois. Récupération fonctionnelle complète : 6-12 mois.
Administratif & LAMal · 9
Termes administratifs utiles pour le remboursement en Suisse.
Franchise
Aussi appelé : déductible LAMal
Montant annuel que l’assuré paie de sa poche avant que la LAMal n’intervienne. Minimum légal : CHF 300/an pour un adulte. Franchises élevées (jusqu’à CHF 2500) réduisent la prime mensuelle mais augmentent le risque financier en cas de problème.
LAMal
Aussi appelé : Loi sur l’assurance-maladie, assurance de base
Loi fédérale suisse de 1994 instituant l’assurance-maladie obligatoire. Couvre les prestations médicales de base, dont la physiothérapie sur ordonnance médicale. Tarif physio cantonal conventionné, remboursement soumis à franchise et quote-part de 10%.
LCA (assurance complémentaire)
Aussi appelé : complémentaire, LCA santé
Loi sur le contrat d’assurance, qui encadre les assurances complémentaires privées. Contrairement à la LAMal, elle est facultative et ses prestations varient selon les contrats (médecines alternatives, chambre privée, ostéopathie, physio sans ordonnance, etc.).
Numéro RCC
Aussi appelé : registre des codes créancier
Numéro attribué par SASIS SA à tout professionnel de santé autorisé à facturer via l’assurance LAMal. Sans RCC, un physio ne peut pas se faire rembourser par l’assurance de base. Le numéro figure sur la facture remise au patient.
Ordonnance de physiothérapie
Aussi appelé : prescription de physio
Document établi par un médecin autorisant un patient à consulter un physiothérapeute avec remboursement LAMal. Mentionne diagnostic, nombre de séances (typiquement 9 par série), domicile ou cabinet. Renouvelable selon évolution.
Quote-part
Aussi appelé : participation, co-paiement
Pourcentage des frais de santé restant à la charge de l’assuré après déduction de la franchise. Fixée à 10% pour la LAMal, plafonnée à CHF 700/an pour un adulte (CHF 350/an pour un enfant).
Reconnaissance CRS
Aussi appelé : Croix-Rouge suisse, homologation CRS
Procédure qui permet à un professionnel de santé formé à l’étranger (UE/AELE notamment) d’exercer légalement en Suisse après validation de son diplôme par la Croix-Rouge suisse. Étape administrative obligatoire avant d’obtenir un numéro RCC.
Tarif conventionné
Aussi appelé : TARMED physio, tarif cantonal
Tarif négocié entre assurances et associations de physio, applicable à toutes les prestations remboursées LAMal. À Genève (2026) : environ 48-55 CHF par séance standard, 60-75 CHF pour séance à domicile (incluant le supplément de déplacement).
Tiers payant
Aussi appelé : facturation directe
Système par lequel le physiothérapeute facture directement à l’assurance du patient, qui n’avance pas les frais. Le patient reçoit ensuite un décompte indiquant sa franchise et quote-part restant à sa charge. Standard en physio LAMal en Suisse.
Voir aussi : tableau séances • FAQ 50 questions • 30 exercices.
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